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14 juin 2021

Disparition de Babani Sissoko : L’humanité perd un patrimoine !

Certes, c’est une évidence multi millénaire que “nul n’est éternel”, mais, ce principe sacrosaint est encore plus ancré dans les esprits communs depuis le dimanche 28 mars 2021 et l’annonce du décès à Bamako de Foutanga dit Baba Sissoko, l’homme qui a doublement défrayé la chronique à l’échelle mondiale durant sa vie et qui demeure jusque-là et sans conteste le plus grand philanthrope de l’histoire, sinon de l’humanité, au moins de l’Afrique.  L’étendue de la richesse de Babani Sissoko fait et fera toujours l’objet d’un débat, mais, grâce à ses largesses, ce Malien bon teint a marqué un pan entier du temps contemporain, de l’Orient à l’Occident, du Sud au Nord, partout où son pied a pu se poser sur le globe terrestre. Des confins de son hameau natal, Dabia, dans le Mali de l’ouest, à Miami, aux Etats-Unis, en passant par les côtes de l’Océan Atlantique jusqu’à la Corne de l’Afrique, Babani Sissoko a construit et reconstruit, initié et innové, multiplié et démultiplié, donné du sourire et de la joie ; en un mot, il a créé et planté du BONHEUR. Revenir sur l’ensemble des faits d’arme de ce généreux jusqu’auboutiste serait la mer à boire, mais ne pas en laisser des traces d’archives serait une injustice de l’histoire et une insulte aux générations futures. Mais surtout, surfer sur ses réalisations est sans doute le meilleur hommage qu’on puisse rendre au Malien le plus généreux de tous les temps.

Ce n’est pas exagéré de dire que la date du Dimanche 28 Mars 2021 est à inscrire en pierre noire dans les annales des décès les plus marquants de l’histoire. En effet, ce jour fatidique-là, la capitale malienne et le quartier Hippodrome, le Mali et son village Dabia, l’Afrique et Banjul, l’Europe et Genève, les Etats-Unis et sa chouette Miami et le monde entier se réveillaient sous le choc du siècle : la MORT de “Baba Sora”, de son vrai nom Foutanga dit Baba Sissoko et son diminutif Babani. L’octogénaire venait de quitter à 79 ans le royaume des terres à l’Hôpital du Mali de Bamako tournant le dos au monde du mensonge et du néant après de beaux et loyaux services rendus à l’humanité. Aux cieux, il rejoint sa maman qui n’a pu être témoin des gestes publics, humanitaires et de solidarité de son Baba adoré à l’endroit de ses concitoyens, ses compatriotes et ses semblables. Lui-même confiait que c’est l’unique regret divin qu’il emportera dans sa tombe.

Avec cette disparition, on peut affirmer sans sourciller que l’humanité vient de perdre un patrimoine, parce que Babani Sissoko n’appartenait plus ni à Dabia, ni au Mali, ni à l’Afrique, mais à l’humanité tout entière. En témoignent les délégations et les messages de condoléances venus des quatre points cardinaux à l’occasion des obsèques grandioses du défunt dans son village natal, Dabia, le mardi 30 mars 2021. Le corps de l’enfant prodige repose dans l’enceinte du domicile familial.

La fortune des folles rumeurs

Il y a des millénaires, un enfant de ce qui sera après le Mali faisait parler de lui grâce à son titre, mais surtout à sa richesse. Il s’agit de Kankou Moussa, le dixième “Mansa” (roi des rois) de l’empire du Mali de 1312 à 1332 ou 1337. Il était l’homme le plus riche de tous les temps du XIVe siècle devant les Bill Gates, les Rothschild et autres Rockefeller ! C’est du moins ce qu’affirmait en octobre 2012 Celebrity Net Worth, un site californien qui a évalué la fortune de Kankou Moussa à 400 milliards de dollars.

Aujourd’hui, on parle des fortunes respectives des Américains Jeff Bezos et Elon Musk, estimées il y a un mois à 191 et 190 milliards de dollars, mais aussi du Nigerian Aliko Dangote qui revendique 11,5 milliards de dollars US.

Mais, entre ces deux extrêmes, il faut mentionner en lettres dorées le passage remarqué de cet autre Noir et Africain, Foutanga dit Baba Sissoko. Lui, aura eu la particularité d’avoir été non seulement très riche, mais aussi extrêmement généreux, au point de défrayer la chronique à deux moments charnières de sa vie.

La période la plus connue est celle comprise entre les décennies 1990 et 2000 et au cours de laquelle l’Europe et les Etats-Unis sont entrés dans la danse mais aussi pour les frasques et les folles rumeurs qui ont maquillé l’acquisition de cette deuxième fortune de Babani Sissoko. Les faits sont assez narrés, contés donc suffisamment connus, mais la répétition et le rappel sont pédagogiques.

C’est Brigitte Scheffer, grand reporter de la BBC, qui a révélé au monde les contours de cette sulfureuse affaire au terme d’une enquête consacrée au milliardaire malien.

Tout serait parti d’un jour d’août 1995 quand Foutanga Babani Sissoko entre dans le siège de la Banque islamique de Dubaï (DIB, Dubaï Islamic Bank) et prend contact avec la direction pour financer l’achat d’une simple Mercedes. Accord de principe et le dossier est géré par le directeur général adjoint de la Banque, Mohamed Ayoub. Puis, Babani avait invité à dîner l’Émirati à son domicile pour discuter d’un projet de création d’une compagnie aérienne. Et c’est le début de l’un des cas d’abus de confiance les plus étonnants de tous les temps, selon la journaliste. Lors de son procès à Dubaï, Ayoub avait expliqué en détail comment Babani l’aurait peu à peu subjugué. Vrai ou faux ?

Au cours du dîner susmentionné, Sissoko confie au banquier Mohammed Ayoub qu’il a des pouvoirs magiques lui permettant de faire passer n’importe quelle somme d’argent du simple au double. Le banquier revient le voir avec un montant que Babani dut simplement doubler, à son grand étonnement.

Entre 1995 et 1998, Ayoub a effectué 183 transferts dans les comptes bancaires que détient Sissoko dans plusieurs pays, selon Brigitte.

En novembre 1995, quelques semaines seulement après sa rencontre avec Mohammed Ayoub, Babani Sissoko se rend dans une banque new-yorkaise, où il ouvre un compte, témoigne Alan Fine, un avocat de Miami, à qui la Banque islamique de Dubaï a demandé d’enquêter sur l’affaire. “Un jour, Sissoko est entré chez Citibank sans rendez-vous. Il y rencontre une caissière et finit par l’épouser”, affirme Alan Fine, qui en sait beaucoup des exploits de l’homme d’affaires malien. “Il a ouvert un compte par lequel (…) plus de 100 millions de dollars ont été transférés aux Etats-Unis”, rapporte l’avocat de Miami, ajoutant que Sissoko a offert à son épouse de Miami plus d’un demi-million de dollars. Selon M. Fine, le ressortissant malien caressait le rêve de créer une compagnie aérienne en Afrique de l’Ouest, Air Dabia, du nom de son village natal. Ce rêve conduira à l’arrestation de deux douaniers auxquels il paie 300 000 dollars en 1996, pour qu’ils se chargent d’accélérer l’acquisition, à son profit, de deux avions datant de la guerre du Vietnam.

L’acquisition avortée des appareils emmène aussi Interpol à émettre un mandat d’arrêt contre le milliardaire, qui est arrêté à Genève, où il est parti ouvrir un compte bancaire. Babani est extradé vers les États-Unis, où des personnalités influentes se mobilisent pour le tirer d’affaire.

Comment un étranger pouvait-il bénéficier de soutiens aussi importants aux Etats-Unis, dans un tel dossier judiciaire ?, s’interrogent les pus avertis. En tous cas, Babani est vite libéré en échange d’une caution de 20 millions de dollars (entre un milliard et 1,5 milliard de Fcfa) et rémunère généreusement ses avocats, leur offrant Mercedes, Jaguar, etc.

“Il achetait deux, trois ou quatre voitures en même temps. Une semaine plus tard, il revenait en acheter deux ou trois autres… “, affirme Ronil Dufrene, le concessionnaire automobile qui l’approvisionnait, ajoutant lui avoir vendu en tout entre 30 et 35 véhicules.

A Miami, Babani avait plusieurs épouses. Il occupait 23 appartements de la ville. L’un des avocats rencontrés par Brigitte Scheffer le présente comme un “Robin des Bois moderne”, en référence au héros légendaire qui volait les riches pour aider les pauvres.

L’homme d’affaires donnait aussi de grosses sommes d’argent pour soutenir certaines causes, offrant par exemple 413 000 dollars (plus de 250 millions de Fcfa) à des lycéens de Miami pour leur voyage à New York.

Du côté de la Banque islamique de Dubaï, ses collaborateurs constatent qu’Ayoub, floué, devenait de plus en plus nerveux. Babani avait cessé de répondre à ses appels au téléphone. Finalement, le banquier confie à un collègue combien il avait remis à Sissoko, lui tendant le montant écrit sur un bout de papier, par honte de le dire de sa bouche : 890 millions de dirhams, l’équivalent de 242 millions de dollars, soit entre 120 et 170 milliards de Fcfa.

Le sous-directeur de la Banque islamique de Dubaï est reconnu coupable de fraude et est condamné à trois ans de prison. Quant à Sora, il n’a jamais fait face à la justice, pour cette affaire. En 2000, il est condamné par contumace, par un tribunal de Dubaï, à trois ans pour fraude et “pratique de la magie”. Interpol émet un mandat d’arrêt. En vain. Baba ne quittera plus son pays.

Brigitte Scheffer dit connaître, au terme de son enquête, plusieurs procès dans lesquels Foutanga Babani Sissoko est mis en cause, sans jamais comparaître en justice. L’un de ces procès s’est déroulé à Paris, en décembre 2008, en présence seulement de son avocat. C’était un procès aux allures de conte oriental devant la 11è chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Foutanga Sissoko devait y répondre des accusations d’escroquerie et de blanchiment d’argent en bande organisée. Parmi la dizaine de prévenus : des banquiers, comme Lamseh Looky, ancien président de l’Union togolaise de banque ; des hommes d’affaires, comme le Libanais Freddy Salem ; mais aussi l’épouse de Babani, Marie-Louise Adira Dabany, sœur de Patience Dabany, l’ex-première dame du Gabon ; et le fils de cette dernière, John Steed Rey, collaborateur de Pascaline Bongo Ondimba, fille et directrice de cabinet du président Oumar Bongo.

Au bout de cette affaire, à combien était estimée la richesse de Foutanga Sissoko ? Lui-même en personne a confié à l’enquêteuse de BBC, Brigitte Scheffer, reçue à Dabia, que sa fortune pesait 400 millions de dollars, soit entre 200 milliards et 280 milliards de Fcfa. Mais, les plus audacieux évaluaient son patrimoine global à 350 milliards de Fcfa à la fin de la décennie 1990 faisant de lui, sans conteste, l’Africain le plus nanti de l’époque et le plus audacieux à tendre la main.

Le philanthrope du XXè siècle

A-t-il acquis sa fortune à coups de tours de magie noire et d’hypnotisation ? Nous ne plongerons point dans un débat dont aucune preuve matérielle n’a pu être apportée sinon que les élucubrations d’un cadre de banque en manque de liquidités.

Par contre, les bienfaits de Babani Sora sont vantés et resteront toujours contés à travers les âges.

En effet, aussitôt rentré au Mali en 1997, il se lance dans l’assistance à ses compatriotes maliens et africains et dans l’œuvre de construction et de développement de son pays. Le Mali et l’Afrique s’enflamment par ses largesses et libéralités.

Les hommes de culture notamment les artistes musiciens ainsi que les griots et autres laudateurs du Mali et d’ailleurs sont “criblés” de dizaines voire de centaines de millions de Fcfa. Des voitures de luxe comme les Lexus sont distribuées à tour de bras, de même que les Hummers. Son parc auto contenait plus de 50 voitures de dernier cri. Les montres de grande valeur se comptaient en centaines.

Les autorités administratives et politiques, les commerçants et opérateurs économiques, les professions libérales comme les avocats etc. ne sont pas laissés pour compte. Tous, se bousculent au portillon pour “être servis”. Pas plus que les citoyens ordinaires, les parents, amis et connaissances, les indigents et simples inconnus n’ont été mis en marge de ce bonheur servi à table.

Les footballeurs maliens vainqueurs de la Coupe Amilcar Cabral 1997 en Gambie garderont en mémoire le geste hautement patriotique consenti par Baba Sora pour les récompenser. Chacun des 25 membres de la délégation malienne (joueurs et encadrement technique) a perçu de lui la somme de 8 millions de Fcfa. Une douzaine de personnes auraient négocié discrètement et avec succès leur situation de logement sollicitant une clé de maison. “Avec lui, on peut s’attendre à beaucoup de cadeaux. Il aime aider les gens. C’est quelqu’un qui donne toujours de l’espoir aux gens…”, témoignait son ancien chauffeur à la journaliste de la BBC rencontrée à Bamako.

Que dire de ces Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Mauritaniens et autres Africains refoulés du Congo qu’il a transportés par ses propres moyens jusque dans leurs pays respectifs avec de l’argent de poche à l’appui.

Babani Sissoko lui-même l’affirmait dans les confidences : “J’ai toujours voulu le bonheur de l’humanité. C’est Dieu qui m’a donné tout cet argent.”

Dabia, la bien-aimée cité !

En droite ligne de cette vision, Foutanga Baba Sissoko avait créé sa propre compagnie aérienne, Air Dabia, basée à Banjul, en Gambie et qui comptait quelques Boeings 747 et des appareils plus légers. Au total, une dizaine d’avions. L’ex multimilliardaire a construit un aéroport dans son village natal pour les besoins de la cause et à toutes fins utiles. Pendant quelques années, la flotte d’Air Dabia a fait la fierté du Mali en Afrique et à travers le monde avant de faire faillite, justement parce que son promoteur faisait trop de gratuité. Les frasques et prodigalités Babani étaient donc désormais célèbres suite à cette rocambolesque affaire d’escroquerie sur la DIB, mais il était considéré dans les années 1980 comme l’Africain le plus riche du monde. Une exagération qui situe tant si peu l’étendue et l’immensité de la richesse du Malien. En effet, Foutanga Babani Sissoko avait déjà fait la Une de l’actualité pour avoir fait forte fortune dans le diamant et le pétrole dans les années 1980 grâce à des connexions avec des régimes au pouvoir à l’époque. On raconte qu’en 1975, au Liberia, il trouve un diamant d’une valeur de 12 millions de dollars, puis s’associe avec le futur président du pays, William Tolbert.

En 1980, il fonde Dabia International, une société spécialisée dans l’import-export de grumes, d’antiquités et d’ivoire.

En 1989, il se lance dans le pétrole au Nigeria, grâce à ses liens avec le général Sani Abacha. Sans oublier ses liens avec les présidents Mobutu Sesse Seko du Zaïre (actuelle RDC), Shehu Shagari et Muhammadu Buhari du Nigeria, Denis Sassou N’Guesso du Congo, le Guide libyen Muhammar Kadhafi, etc. C’est avec cette immense fortune, estimée à plusieurs dizaines de milliards de Francs maliens qu’il regagne momentanément le bercail pour réaliser une prouesse inédite au Mali, en Afrique, pourquoi pas dans le monde, en reconstruisant intégralement son village natal, Dabia. Les anciens confient que de 31 concessions à l’origine, Babani a cassé et construit plus de 800 maisons, avec toutes les commodités possibles à l’époque, à savoir eau et électricité. C’était en 1985. A la fin de l’ouvrage, environ 400 ménages ont déménagé dans la nouvelle Cité, parce que des témoins racontent (et Baba l’a répété) que le jour où il est né, tous les villages de la contrée ont pris feu. Plusieurs années durant, le natif de Dabia assure la ration alimentaire de tout le village et verse l’intégralité des impôts des habitants. Ces actions s’étendent à la ville de Kéniéba, chef-lieu de cercle.

Dabia et Kéniéba ont eu également leur quota de pèlerins pendant plusieurs années, de même que Bamako et, certainement, d’autres contrées du pays et d’Afrique non révélées. On n’en finira jamais de conter la légende Sissoko qui, rappelons-le au passage, a embrassé une carrière politique qui l’a vu être député de Kéniéba de 2002 et 2014, et maire de Dabia jusqu’à son décès.

   El Hadj A.B. HAIDARA

Aujourd’hui – Mali

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