URGENT :

Mali : Manifestation contre la vie chère, hier, à Bamako

Nioro du Sahel : Les terroristes ferment des écoles

La feuille de route de la transition en difficulté Déjà des couacs se multiplient au sommet de l’Etat

Vie chère : Poche trouée, panier vide

Burkina Faso, Niger et Mali : 350 millions $ de la Banque Mondiale pour relance et la stabilité

60ème édition de la Coupe du Mali Les quatre demi-finalistes connus

Lt-Colonel Sapeur-Pompier Bakary Dao de la Direction de la Protection Civile : « En 2020, les mototaxis sont impliquées à 78% des accidents de circulation à Bamako »

Nouveau Gouvernement La représentation des femmes est à l’ordre de 21%

Leadership éditorial des rédactrices en chef en période électorale Les femmes journalistes à l’école de l’Internews

Assimi Goïta au PM Choguel. K. Maïga lors du 1er conseil des ministres « Si le temps vous est compté, les critiques ne vous seront pas comptées ».

Edito : Le gouvernement Choguel souffre d’un déficit d’inclusivité

Émission de faux tickets de péage : Le ministre en charge des Transports interpelé

5ème édition du forum sur le sport Instaurer un cadre de réflexions, d’animations et d’échanges sur les opportunités offertes par le sport

Torture du jeune Tiémoko par décharge électrique L’auteur Moussa Sissoko alias «Le Fou» et ses complices arrêtés…

Affaires étrangères et coopération internationale : Le ministre Diop étrenne son come-back avec un préavis de grève de 96 h

Commissariat de police du 3ème arrondissement Le succès de l’Opération anti-drogue salué par une délégation du chef de quartier de Quinzambougou

ATT- bah N’Daw – Assimi Goïta Le Bon, la Brute et le Redresseur de torts !

Présidence de la transition Zeyni Moulaye conseiller spécial d’Assimi

22ème Quinzaine de l’environnement Consolider l’engagement national, autour des ODD

Choguel Maïga à la primature : Mission impossible pour un champion en tactique de reniement

Contentieux judiciaire sur la rénovation du stade Mamadou Konaté portant sur 403 585 835 fcfa

La primature de 1960 à nos jours : Choguel Kokalla Maïga, 23e Premier ministre au Mali !

Situation politique nationale Quand les faits donnent raison à Tiéman Hubert Coulibaly

La Présidence de la République du Mali dévoile un nouveau gouvernement composé des militaires et du M5-RFP….

Ciment et fer à béton : Les prix n’encouragent pas à construire

Exploitation économique des enfants talibés par des maîtres coraniques

Suivi de la transition en cours au Mali : Le Médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, attendu à Bamako ce mardi

Transition au Mali : Dr. Choguel Kokalla Maïga nommé Premier ministre

Après son investiture comme président de la transition du Mali : Assimi GOÏTA promet «l’organisation des élections crédibles, justes et transparentes aux échéances prévues »

Choguel Kokalla Maiga probable premier ministre : Le choix de la raison et de l’objectivité du moment

Instauration de l’islamisme radical au Mali : Le faux procès d’intention de Macron

Choguel Maïga à propos de son double salaire de l’AMRTP et de ministre : “Depuis que je suis devenu ministre, j’ai toujours reversé mon salaire de directeur de l’Amrtp dans le compte de l’Amrtp”

Mon Colonel, attention aux laudateurs !

Branchements illicites sur les réseaux de l’EDM-SA : Trois individus arrêtés par le Commissariat du 3ème arrondissement au marché de Médina-Coura

Dégradation de la qualité des services des télécommunications à Bamako et environs : L’AMRTP ouvre la chasse aux boosters dans le Grand marché Les fautifs risquent 5 ans d’emprisonnement et 100 millions F CFA d’amende

Attaque terroriste contre le poste de contrôle de Bougouni faisant cinq morts : Le laxisme et la négligence des autorités sécuritaires dénudés

Congrès et choix du candidat à l’élection présidentielle de 2022 : L’ADEMA fait désormais face à deux défis majeurs

Affaire de « Complot contre le gouvernement » : Ras Bath et coaccusés libérés

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Affaires étrangères et coopération internationale : 17 Ambassadeurs et 3 Consuls bientôt nommés !

Observatoire : En hausse : Seydou Mamadou Coulibaly

Centenaire de la naissance de Seydou Badian Kouyaté : Un grand ouvrage est en gestation par des intellectuels maliens

Réformes politiques et institutionnelles au Mali : L’architecture se met en place

Dysfonctionnement dans la transition : Les ministres de la Défense et de la Sécurité partent à la chasse à l’homme

Cherté de la vie : Plus le Ministre du Commerce et la DGCC sensibilisent, mieux les prix grimpent

Dépigmentation de la peau « Souffrir pour mieux dégrader sa peau, détériorer sa santé »

Mali : un suspect arrêté à Bamako après l’assassinat de Sidi Brahimi Ould Sidati

Assassinat de Cabral Ce que Laama sait de la disparition de son beau-frère

Assassinat du Président en exercice de la Coordination du Mouvement de l’Azawad CMA

Projet de nouvel INA : Une volonté de doter le pays d’une infrastructure académique ultramoderne

Vaste scandale financier à la BMS-SA : Un transfert frauduleux de 200 millions FCFA

24 juin 2021

Tribune : Vous avez dit coup d’Etat?

Le sommet de la Cédéao d’Accra du dimanche 30 mai a été très attendu. Il a abouti à des conclusions sur notre pays qui donnent l’impression très partagée, au Mali et en Afrique, de la poire divisée en deux, entre sanction et accompagnement, l’impression de la carotte et du bâton.

Le Mali est suspendu, sous embargo diplomatique et politique mais pas sous embargo économique. Ce qui est le plus important pour les paisibles citoyens, c’était qu’il n’y ait pas de sanctions économiques. Et la carotte est très belle et sucrée. Pour le gros bâton politique et diplomatique, il reviendra aux dirigeants politiques, au sommet, d’en amortir les coups.

La Cédéao a finalement fait l’analyse qu’elle n’a pas pu faire ni en 2012, ni en 2020. Lors des événements de ces années citées, elle s’est contentée de faire respecter ses textes communautaires sans aller à l’analyse contextuelle endogène.

Le Mali a souscrit à ces textes, les Maliens savent les interpréter. Reste à comprendre que quand il y a deux poids, deux mesures aussi, les Maliens le savent. Nous sommes un pays au panafricanisme chevillé au corps de chaque Malien, tel Modibo Kéita et ses compagnons nous ont légué, tel qu’il est écrit dans le préambule de notre constitution, et cette vision a été l’héritage le mieux partagé par les régimes successifs, de Moussa Traoré dans son combat sur la ligne de front, à IBK avec son titre champion pour la culture, en passant par Alpha Oumar Konaré sur le chemin de la création de l’UA, à ATT dans les fondations de la Cen-Sad.

C’est ce Mali que les chefs d’Etat de la Cédéao savent, terre fédératrice d’anciennes civilisations à l’échelle de plusieurs pays africains, de Kumasi à Aoudaghost, de Dakar à Sokoto.

Les derniers événements survenus dans notre pays et qui ont abouti à un changement de leadership au sommet de l’Etat ont été autant regrettables politiquement qu’ils ont été facilement interprétés par une grande partie du peuple malien qui a compris que l’impasse, par ces temps de fragilité, est un luxe dont il faut se départir.

Tous les Maliens veulent avancer, que ce soient ceux qui tiennent aux valeurs démocratiques ou ceux qui veulent le pragmatisme politique et situationnel.

Ce Pragmatisme Situationnel sied mieux à une Transition politique, temps de partage de pouvoirs, de vision et de solidarité. Toute entreprise solitaire aboutit à un déséquilibre entre les forces et nous mène inéluctablement au bouleversement souvent impromptu. C’est ce que nous avons vécu.

Les leçons de la Transition de 2012 n’ont pas été retenues, tout comme celles de la crise de la même année n’ont pas renseigné la gouvernance, même légitime, sortie des élections qui s’en sont suivies. Si c’était le cas, nous allions éviter facilement les événements d’août 2020.

Tout en laissant tout cela derrière  nous, sachons nous servir de nos erreurs pour éviter le pire à notre pays.

Le Renouveau de la Gouvernance souhaitée par chaque citoyen passe inexorablement par le changement individuel, par le retour de la vertu en nous et en ce que nous posons comme acte.

Comment nous indigner de coup d’Etat alors que nous fermons les yeux sur nos propres dérives, celles du voisin, du parent, de l’agent public, du chef institutionnalisé ?

Nous avons des tribunaux crasseux que l’argent public peut mieux entretenir, dans lequel nous partons rendre justice dans l’indifférence avec souvent des décisions que notre engagement citoyen peut améliorer.

Nous avons des amphithéâtres universitaires bondés et crasseux, des années universitaires qui se chevauchent, un espace universitaire violent et personne ne s’indigne.

Nous avons une presse paupérisée avec  la mal formation de ses hommes, par un nombre pléthorique de titres, de radios et de plus en plus de télévisions sans aucune exigence sociale de la qualité et personne ne s’indigne.

Nous avons un système électoral ombrageux qui ne met pas souvent les plus méritants des suffrages citoyens au-devant et face à cette fraude, personne ne s’indigne.

Nous avons des cadres de l’administration publique qui se préoccupent plus de l’accumulation de richesse que de distribuer le service public, mais aucun signe de révolte.

Nous avons une pléthore de partis politiques dont la plupart sont chétifs avec comme seuls membres le président et quelques proches et qui savent fournir les documents requis pour avoir des subventions publiques, personne ne crie au scandale.

Nous avons des élus dans nos collectivités qui pensent que la redevabilité est une chimère et nous les laissons faire.

Lorsque pour le recrutement dans nos Forces armées et de Défense, dans nos services publics, le Président, sa famille, le parti au pouvoir prennent leur quota, nous fermons les yeux mais lorsque ces agents de Défense et de Sécurité, faiblissent dans leur mission, nous en faisons les boucs émissaires faciles.

Je pourrai citer à foison nos propres déviations et dérives individuelles et collectives qui ont fini de faire de nous une démocratie artificielle, difficilement vendable à la foire des démocraties et nous faisons les faux fiers.

Quand il y a coup d’Etat tout le monde crie à la mort du Mali, à sa disparition. Le Mali se meurt depuis des années par ces actes parricides et par notre indifférence.

Nous sommes dans le coup d’État permanent depuis des décennies et nous sommes tous auteurs de coups d’états, chacun à son petit niveau.

Ce que nous voyons sur la place publique est la somme de nos coups d’Etats individuels. Voulons-nous réellement un Mali plus sain, brillant ? Ce sera par nous ou rien. Changeons nous-mêmes.

Pour le reste, la situation nouvelle sortie des événements du 24 mai 2021 est une opportunité. Il y a une carte à jouer pour un nouveau départ, pour une Transition de la rectification, du redressement, du renouveau.

Je ne parlerai pas de Refondation, car pour un jeune Etat qui n’a même pas encore l’âge adulte, je refuse de parler de Refondation. Nous n’avons même pas fait la moitié de ce que nous avons promis de faire avec les différentes entités de notre Etat. Nous avons des institutions jeunes, une pléiade de textes insuffisamment appliqués, des projets  de développement insuffisamment aboutis, des objectifs de développement peu atteints.

Nous voulons créer une Cour des comptes, la Haute cour de Justice n’a jamais jugé quelqu’un, parce que notre architecture judiciaire n’est pas encore achevée.

Nous n’avons même pas de routes bitumées entre toutes  nos principales agglomérations et régions. Nous n’avons même pas pu faire la moitié de l’aménagement de l’Office du Niger, encore moins avoir des Compagnies aériennes, un système ferroviaire viable, on ne peut même pas bien se soigner ni en ville ni en campagne faute de système viable, etc., bref nous n’avons pas amorcé le tiers de notre fondation a fortiori parler de Refondation. Sortons des titres pompeux et soyons réalistes.

Pour cette nouvelle page qui s’ouvre, tous les volontaires de ce redressement voulu doivent être pris en compte et que les lois et règlements qui existent  soient enfin appliqués à la lettre et dans l’esprit.

Enfin pour le débat autour du choix des partenaires, et ce récurrent débat entre la  Russie et la France. Les États n’ayant pas d’amis que leurs propres intérêts, il faut aller avec pragmatisme et défendre nos propres intérêts, citoyens et dirigeants Maliens ensemble et en bloc, car c’est cela notre force positive, dire aux puissances que chacune a sa place dans le respect du Mali et des Maliens. La France nous a colonisés et en 1960 nous nous sommes séparés d’elle en toute souveraineté.

Dans l’ambiance de la guerre froide nous avons contracté avec la Russie et cela a laissé de bons souvenirs, notamment au niveau militaire. Il va sans dire que celui qui nous a maintenus dans la dépendance ne peut se refaire une virginité d’ami que s’il change de lunettes pour regarder  l’ancien dominé d’homme égal à égal, même si le droit international est souvent contourné par la loi du plus fort.

Tous les amis ont leur place au Mali et chacun doit faire acte de volontarisme dans cette amitié. En somme, mettons nos amis en concurrence et travaillons avec ceux qui nous respectent et qui ne soient pas dans la duplicité permanente. Le titre de partenaire exclusif doit être mérité et non arraché.

Le langage géopolitique est de plus décodable par le villageois comme par le citadin éveillé, à travers le grand flux informationnel facilité par le numérique et les réseaux sociaux.

Le Mali vivra, survivra et vibrera par nous et nous seuls les Maliens. Qu’on se le tienne pour dit !

Alassane Souleymane

Journaliste

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