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MALI : Irrigation solaire Les acteurs renforcés

L'hôtel Onomo a abrité un atelier de formation sur l’irrigation solaire au Mali. Il s'agit d'une initiative réalisée entre le ministère de l’Energie et de l’Eau, celui de l’Agriculture, la FAO, et la GIZ. L’objectif était de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans le domaine de l’irrigation solaire au Mali. C’était ce mardi 22 octobre 2019.

Le ministre de l'Energie et de l'Eau, Samou Waugué, après ses mots de remerciement, a rappelé que le Mali dispose d'un potentiel solaire important avec un rayonnement solaire (5-6 kWh/M2/jour) et bien réparti sur toute l'étendue du territoire national. En outre, le pays dispose d'un important potentiel de terre irrigable et ressources en eau. Ces différents atouts font du Mali un pays favorable à l'utilisation à grande échelle des systèmes d'irrigation à énergie solaire.
Il dira aussi que le déploiement des systèmes de pompage pour l'irrigation solaire nécessite des connaissances et des compétences spécifiques.
Quant à Amadou Allahoury Diallo, représentant de la FAO, il a tenu à préciser que plus de 20% des terres sont irriguées et elles contribuent à près de 40% de la production alimentaire mondiale. Et pour ce qui est du cas de l'Afrique subsaharienne, seuls 3% de terres sont irriguées, soit trois fois moins que la moyenne mondiale. Pour lui, la promotion de l’irrigation solaire du fait de la baisse importante du coût de la technologie photovoltaïque pourrait inverser la tendance.
Par ailleurs, le représentant de la FAO a martelé que les systèmes d’irrigation à énergie solaire sont désormais disponibles à des prix abordables, y compris pour de petits exploitants agricoles. Et ces systèmes sont également respectueux du climat car, ils sont en mesure de réduire de plus de 95% les émissions de gaz à effet de serre pour chaque unité d’énergie utilisée pour le pompage d’eau, par rapport aux alternatives proposées par les réseaux électriques fonctionnant au diesel ou encore aux combustibles fossiles.
Conscient des enjeux, il dira qu'il faudra évaluer la viabilité économique du système de pompage d’irrigation à énergie qui requiert la prise en compte de nombreux paramètres. Car le déploiement des technologies solaires en agriculture représente un défi majeur faisant appel à de nombreuses disciplines que sont : énergie renouvelables, gestion de l’eau, production d’électricité, agronomie, irrigation, finance, et une forte volonté politique publique.
Selon Souleymane Berthé, directeur général de l’Agence des énergies renouvelables du Mali (AER-Mali), c'est le lieu de remercier tous les partenaires qui appuient le Mali dans ces domaines que l'on pourrait qualifier de révolutionnaires. À l'en croire, les systèmes de pompage à énergie solaire pour l’irrigation ont un avantage considérable de réduire le coût économique et environnemental de l’irrigation grâce au système de pompage solaire, tout en évitant la perte considérable d’eau causée par la canalisation en diguettes. Ce système va aussi contribuer au renforcement des capacités des femmes maraîchères sur les techniques de maraîchage, et réduire la pénibilité du travail des femmes en coopérative des milieux concernés. Le directeur de l'AER a aussi mentionné que cette forme d’énergie a longtemps été réservée pour les experts, et une telle formation permettra de la mettre à la portée des uns et des autres. Ainsi, son utilisation va contribuer à sa vulgarisation.
Toutefois il faut noter qu'au cours de la formation, les participants ont aussi acquis des connaissances sur la maîtrise de la technologie d'irrigation solaire à petite échelle.

44 Visite(s) Source : Adama TRAORE - La Preuve
Publié le : 05-11-2019 à 14:03:21