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23 octobre 2021

Verdict du tribunal sur le conflit du CNPM : De quoi le clan Diadié a-t-il peur ?

Le fond de ce dossier est ainsi visé, pour la première fois, depuis le déclenchement du conflit au Patronat : les deux assemblées générales ont été annulées. Ça donne tout droit à la reprise des élections. Mais non ! Le clan du président autoproclamé s’agite et fait appel, lui qui, il n’y a pas longtemps, a laissé entendre que son grand rival, Mamadou Sinsy Coulibaly, ne fait pas le poids, n’ayant récolté qu’une seule voix. Pourquoi alors cette peur-bleue pour les élections ?

A l’annonce du verdict du tribunal de grande instance de la commune IV, en début de semaine écoulée ; annulant les deux élections au sein du patronat, ce fut la peur-panique dans le camp de Diadié dit Amadou Sankaré qui s’est aussitôt empressé de déclarer qu’il va faire appel de cette décision.

Non content de se voir en appel, le clan du président autoproclamé a même souhaité, par anticipation, que le camp d’en face ferait également de même. Les conseils de Diadié Sankaré, on le voit, font désormais l’appel de cette décision, comme le seul moyen d’abréger les amertumes de leur mentor, le désormais ancien président autoproclamé du Cnpm, dont l’autorité, déjà contestée à la justice, ne tient plus qu’à un fil.

Cependant, en tenant une telle option dans l’affaire, les avocats étaient loin d’imaginer qu’ils prenaient le contrepied de leur client qui disait, il n’y a pas encore  longtemps, au moment où la crise couvait au Patronat, que son grand rival, Mamadou Sinsy Coulibaly, ne faisait pas le poids devant lui ; en ce sens que ce dernier n’avait récolté, selon lui, qu’une seule voix, à l’issue de la mascarade d’élection qui l’a porté à la présidence usurpée du Cnpm.

C’est clair donc, cette position des avocats de Diadié dit Amadou Sankaré a fait l’effet d’une onde de choc dans le milieu des affaires qui ne comprend plus rien à cette nouvelle volte-face. En fait, dans les milieux d’affaires, où on commençait à se satisfaire de ce verdict du tribunal, en raison du fait qu’il pouvait être considéré comme un début de solution à une crise qui perdure et qui affecte dangereusement le secteur des entreprises.

Mais hélas ! Il n’en sera pas le cas, en tout cas, pas de sitôt. La Faute ? Le clan de Diadié dit Amadou Sankaré, le désormais ancien président autoproclamé du Cnpm, qui se flattait d’une prétendue victoire remportée à l’issue de  l’assemblée élective, ne laissant que portion congrue à son rival, n’a pas fait mieux que de s’empresser à faire appel de la décision du tribunal, poussant le zèle plus loin, jusqu’à demander au camp d’en face de faire de même, apprend-on.

De ce fait, le camp de Diadié, soupçonné par bon nombre d’acteurs de vouloir instrumentaliser ce conflit judiciaire à des fins inavouées, au détriment de l’intérêt du secteur des affaires, est ainsi pris dans son propre piège par cette option de faire appel d’une décision qui aurait dû favoriser la reprise consensuelle des élections au sein du Patronat. Ce qui est le souhait de bon nombre d’acteurs économiques qui sont de plus en plus désabusés par la tournure fâcheuse d’une crise qui n’a que trop duré et qui bloque la relance économique.

S’il était sûr de ses forces supposées, comme il s’en réjouissait d’avoir remporté les élections du Patronat, au grand détriment de son rival, lequel n’a pu scorer qu’une minuscule de voix, comment alors peut-il soudainement se réfugier derrière l’appel, en se refusant d’aller à ces élections, comme le laisse entrevoir le verdict du tribunal de grande instance de la commune IV ?

Voilà la question qui taraude les esprits au sein des milieux économiques, où l’on se dit que le président autoproclamé du Cnpm n’avait rien à craindre s’il prétend détenir le soutien nécessaire des acteurs économiques qu’il lui faut pour être désigné, à l’issue de nouvelles élections crédibles et transparentes, souhaitées par tous, comme étant la solution acceptable à cette crise du monde des affaires.

Le camp d’en face ; les supporters de Mamadou Sinsy Coulibaly, ne fait aucun commentaire de cette option choisie par l’adversaire. Ici, ce qui importe, c’est la solution durable à ce conflit qui perturbe le monde des affaires. Une solution, même si elle ne fait pas l’unanimité, devrait passer par la reprise des élections, telle qu’elle a été confirmée par la décision de justice.

En tout état de cause, dans le camp de Mamadou Sinsy Coulibaly, rien n’est surprenant de l’attitude du camp d’en face  qui mise sur l’exacerbation de ce conflit pour assouvir des desseins inavoués. Quitte à ce que cela impacte plus négativement les intérêts du secteur privé.

Oumar KONATE

La Preuve

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