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23 octobre 2021

Projet de fermeture d’infrastructures de Koulouba : La présidence de la République annule une décision arbitraire

Le samedi 9 octobre 2021, Koulouba a abrité une assemblée générale organisée par les conseillers du quartier, la jeunesse, les notabilités coutumières et religieuses. A l’ordre du jour, un projet  de fermeture de l’école fondamentale, du CSCOM et de la Mairie du quartier. Une décision déguisée en délocalisation, mais heureusement suspendue par la présidence de la République.

Pendant des semaines la rumeur a couru sur un projet de délocalisation de l’Ecole, de la mairie et du CSCOM de Koulouba pour des raisons de sécurité de la présidence. Toutes ces trois infrastructures sont situées à côté de la présidence depuis des années. L’école de Koulouba date de vers 1957. A l’époque cet établissement scolaire recevait uniquement les enfants des européens et des hauts cadres du pays.

Cette rumeur a suscité beaucoup de questionnements et des tensions dans le quartier au point de pousser les notabilités et les forces vives du quartier à former une commission d’enquête sur ledit projet. A la grande surprise de la population, la commission d’enquête a découvert l’existence dudit projet en absence de toute implication de la population concernée. Les autorités concernées (la mairie de la commune lll, le gouvernorat du district de Bamako, le CAP et l’Académie) ont toutes avoué l’existence du projet sans que la population concernée ne soit informée de rien.

Les responsables du quartier ont immédiatement envoyé une correspondance à la présidence de la République, à la mairie et au gouvernorat du district. Et c’est par la suite que la présidence a envoyé une délégation aux responsables du quartier pour annoncer l’annulation du projet. Cette affaire contient beaucoup de zones d’ombre parce que la mairie et le CSCOM ont déjà trouvé leurs sites de délocalisation.

La mairie de la commune lll a beaucoup été indexée dans cette affaire pour avoir pris des décisions sans informer ou impliquer la population concernée. En conséquence de cette décision unilatérale et des comportements douteux de la mairie, la population de Koulouba  a perdu confiance en ses élus locaux et les accuse d’avoir posé des actes à l’encontre des intérêts des citoyens.

La commission mise en place pour enquêter sur l’affaire avait découvert que le CAP avait commencé le partage des élèves de Koulouba entre les écoles du Point G et de Sokonafing. Et cela sans que la population ne soit informée. Et cela à un mois de l’ouverture des écoles. Heureusement que la présidence a ajourné le projet de fermeture de l’école jusqu’à la construction d’une nouvelle école pour le quartier de Koulouba.

Pour apaiser les tensions entre la population de Koulouba et la mairie, la présidence à envoyer un représentant pour annoncer l’annulation dudit projet aux habitants enfin soulagés.

Mamadou Gagny Traoré

Le Matin

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